Vélorution ! Nous réclamons la rue pour les cyclistes et autres non-motorisé·e·s (et les trottoirs pour les piéton·ne·s). Éteignez vos moteurs ! Respirez le bonheur !
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Samedi 6 mars 2010, Vélorution soutient la régularisation de tous les sans-papiers et le droit à la libre circulation des personnes.
Le rendez-vous pour le départ de la vélorution est comme d’habitude à 14h00 place du Châtelet (Paris 1er). Nous rejoindrons la manifestation organisée à l’appel du "collectif sans-papiers 75" occupant le "Ministère de la régularisation de tous les sans-papiers" (qui part à pied de République à 14h). Ce ministère accueille depuis plusieurs mois déjà l’atelier vélorutionnaire coopératif et gratuit.
Les déplacements à vélo n’oppriment personne ni dans les rues de nos villes, ni ailleurs. L’automobile, en créant des bouchons à répétition, empêche les citoyen·ne·s de se déplacer librement. Elle rend nos villes dépendantes et réduit le recours aux modes alternatifs !
devant ce mode de transport économique ! Tandis que la bagnole laisse les plus pauvres sur le bord de la route et entretient une société de démonstration de soi (« j’en ai une plus grosse que la tienne ! », le vélo favorise l’égalité sociale.
les habitant·e·s de cette planète ! L’automobile contribue à l’épuisement des stocks pétroliers et au dérèglement climatique. Elle accapare les ressources des pays du Sud lorsque que des millions personnes ne peuvent vivre "convenablement".
Les systèmes économiques, sociaux et politiques qui contribuent au dérèglement climatique et à la pollution de nos villes sont à la source de nombreuses migrations du Sud vers le Nord. Les Etats industrialisés et les multinationales jouent un rôle prépondérant dans la mise en place de nombreux régimes politiques dans les pays d’émigration. Les migrants viennent clandestinement accéder à un idéal quand ils ne fuient pas les conflits, la dictature et la misère.
Les transnationales de la bagnole et du pétrole sont au volant du dérèglement climatique et de l’économie globalisée. Parmi les 20 plus grandes entreprises du monde, on trouve six constructeurs automobiles (Chevron, General Motors, Toyota, Daimler Chrysler, Ford, Woslkwagen) et cinq compagnies pétrolières (Exxon, Royal Dutch Schell, BP, Total, Sinopec). Plus de 70 millions de véhicules sont produits dans le monde en 2008.
Le parc global représente plus d’1,2 milliard de véhicules. Le transport routier a englouti 2 milliards de tonnes de pétrole en 2008 qui ont été transformées en 6 200 milliards de tonnes de CO2.
Les industries de la bagnole et du pétrole siphonnent les ressources naturelles dans le mépris des peuples des pays du Sud. Pour de nombreux hommes et femmes, la migration est une réponse à des situations qui vont être aggravées par le dérèglement climatique.
La migration est portée par l’espoir de soutenir la famille au pays. Elle génère trois fois plus de transferts financiers que l’aide publique au développement détournée de son objectif par les dirigeants du Nord comme du Sud à mesure qu’elle se transmet.
Pour limiter le réchauffement des températures en-dessous de 2°C, les pays industrialisés doivent s’engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990. Mais ils doivent aussi favoriser un développement durable dans les pays du Sud. Après l’échec de Copenhague où les Etats n’ont pas été capables de s’engager pour répondre à cette urgence climatique, nous nous devons d’agir localement, sans attendre, et par nos propres moyens.
Quand certains veulent maintenir un ordre établi par les générations passées sur le pillage et le gaspillage, nous invitons les générations présentes et futures à construire un monde fait de solidarité et de sobriété, en venant bricoler au Ministère de la régularisation de tous les sans papiers.
Produire des voitures électriques et restreindre l’immigration ne sont pas des solutions aux maux de notre monde. En France, un quart du carburant est consommé pour des déplacements de moins de 3 km. La ville ne serait-elle pas plus belle à vélo ?
La différence entre le vélo et l’automobile, c’est que plus il y en a plus c’est agréable de se déplacer dans les rues. Alors qui change de mode le premier ?
Venez bricoler des vélos avec nous !
Apportez outils, vélos, carcasses et pièces détachées !
Vive la liberté de circulation... à vélo !
Vive la Vélorution Universelle !
